Cette matrice offre une vue d'ensemble systématisée des variables stratégiques de la base de données de l'Observatoire des marchés publics d'Ebus (LAC), complétée par de nouveaux indicateurs conçus pour une comparaison objective. Elle établit une logique standardisée pour différents modèles de contractualisation dans les villes sélectionnées.
La matrice permet d'identifier clairement les tendances en matière de répartition des risques et de structures financières (CAPEX et OPEX) dans différentes villes et selon différents modèles contractuels, aidant ainsi d'autres villes à identifier des modèles comparables et à comparer les plus pertinents à leurs propres objectifs institutionnels et financiers.
En organisant des données complexes en indicateurs objectifs (par exemple, des variables catégorielles), la matrice met en évidence les principales différences de gouvernance et économiques qui sont souvent masquées dans les documents contractuels bruts.
Cela simplifie la complexité technique des appels d'offres, permettant ainsi de déterminer plus facilement et précisément en quoi les conceptions institutionnelles diffèrent d'un modèle à l'autre.
Cette matrice a été élaborée à partir d'une sélection de documents d'appels d'offres et de contrats publics recueillis pour les cinq études de cas présentées dans l'outil. Ces marchés étant le fruit de processus très localisés (souvent très différents d'une ville à l'autre au sein d'un même pays ou entre les autorités municipales et étatiques), la matrice a été conçue autour d'indicateurs standardisés.
Pour permettre une comparaison pertinente entre des structures aussi diverses, nous avons privilégié les indicateurs qui servent de « dénominateurs communs », essentiels à la rigueur systématique, même si cela exige un niveau d’abstraction plus élevé qu’une analyse documentaire spécifique.
Bien que la matrice garantisse une rigueur systématique, la transformation de clauses juridiques complexes et de modèles financiers en indicateurs objectifs présente des limites intrinsèques. Elle peut parfois occulter des nuances importantes, telles que des dynamiques politiques spécifiques, des interprétations juridiques locales ou des négociations implicites non pleinement divulguées dans les documents officiels. C'est pourquoi les récits des études de cas constituent un complément qualitatif essentiel à ces données. Ensemble (étude de cas et matrice), ils offrent une analyse à deux niveaux qui évite un réductionnisme excessif tout en maintenant un haut niveau de rigueur technique.